Conditions de vie

 

La nourriture est l’une des premières préoccupations du combattant, un problème quotidien et essentiel. Les cuisines sont à l’arrière. On désigne donc un soldat dans chaque compagnie pour une corvée de ravitaillement. Les hommes partent avec des bidons jusqu’aux cuisines régimentaires et reviennent les livrer en première ligne. La nourriture est froide, quand elle arrive. Les combattants sont en général assez mal nourris lorsqu’ils sont dans les tranchées. (La ration est de 750 grammes de pain ou 700 grammes de biscuit, 500 grammes de viande, 100 grammes de légumes secs, du sel, du poivre et du sucre). Les repas sont souvent arrosés de vin, dont chaque ration est souvent importante pour le combattant. La nourriture principale du soldat reste le pain.( Le soldat porte une ration de combat, composée de 300 grammes de biscuit, dit “pain de guerre”, et de 300 grammes de viande de conserve, du Corned beef). Les soldats ont chacun un bidon de un à deux litres d’eau. Pour la purifier, ils y jettent des pastilles ou la font bouillir. 

 

 La nourriture influe beaucoup sur le moral des troupes. La qualité de l’alimentation joue également sur l’état physique du soldat ; les cas de dysenteries et de maladies intestinales sont fréquents. La faim, la soif et le besoin de sommeil dominaient la vie quotidienne des hommes des tranchées.

Les soldats dormaient dans des fortifications, souvent protégés sous d’importantes masses de terre. Elles sont parfois décorées, mais l’atmosphère y est souvent humide et insalubre. Dans certains endroit plus calmes, les soldats peuvent prendre le temps d’organiser leurs tranchées. Certaines tranchées sont construites comme des maisons, avec des fondations, des poutres, des portes, voire des escaliers en bois pour se rendre dans les abris ou dans les observatoires. Les hommes dorment le plus souvent sur des paillasses ou des matelas fins. Il est difficile de dormir dans le tonnerre des obus et l’appréhension de la mort. Ils avaient peur, beaucoup parlaient ou criaient durant leur sommeil. Les rats venaient manger la nourriture, et les poux et les parasites étaient un véritable fléau. Les mouches attaquaient le jour et les moustiques la nuit. Partout la vermine s’attaquait à la mort. Il s’ensuit un état indescriptible de tension nerveuse.

 Aujourd’hui, les restes des tranchées françaises sont rares, tandis que celles des Allemands sont plus nombreuses, car ces derniers faisaient des constructions en béton qui ont mieux résisté.

 

 

Cette vie était pénible, dans la boue gluante et sans hygiène. Le manque d’eau pour la toilette et la saleté des latrines provoquaient des maladies. Les soldats qui ne pouvaient se raser reçurent en France le surnom de «Poilus». Ceux-ci appelaient ceux de l’arrière : les “Épilés”.

Les douches étaient sommaires et étaient parfois installées en 2ème ligne, avec de pseudos salons de coiffure. Cela devenait la ” corvée des douches “. Parfois ils n’avaient pas d’eau pour leur toilette ou pour se raser.  

La crasse, la chevelure et la barbe à l’abandon, qui était justifiée par l’obligation de ne ni se déchausser, ni se déshabiller, n’a pas entrainer un mauvais état physique général.

La vie dans les tranchées n’est pas la même pour tous, elle varie selon le grade et l’emploi. Tout dépend de sa ligne et de son poste. Les mitrailleurs font souvent des envieux, car ils sont en arrière et ont une sécurité presque luxueuse, le sol est sec et on peut même s’organiser pour le travail personnel.

 

 

 

 

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